Gantry 5

APPRENDS ET PARLE : LE PODCAST ! 

ÉPISODE 6 (SAISON 3) 🎧​ "JEANNE D'ARC, LA PUCELLE D'ORLEANS" TRANSCRIPTION

INTRO :Bonjour Ă  tous et bienvenue dans le podcast de APPRENDS ET PARLE. Je suis Amandine et je suis professeure de Français. J'enseigne le Français aux non-Francophones depuis 6 ans. 

Bienvenue dans un nouvel Ă©pisode sur Apprends et Parle, le podcast Français qui vous parle de la langue française, de la culture, de l’histoire et de la grammaire, aussi ! Des Ă©pisodes hebdomadaires (donc chaque semaine), plus ou moins courts, plus ou moins longs, tout dĂ©pend du thĂšme, pour vous aider Ă  amĂ©liorer votre comprĂ©hension du français !

Je suis Amandine, je suis professeure de français et je vous souhaite la bienvenue dans l’épisode 6 de la saison 3.

Vous avez probablement dĂ©jĂ  entendu parler de Jeanne d’Arc ? La seule chose que vous avez dĂ» retenir - et c’est le portrait qu’on fait parfois un peu sarcastique quand on parle d’elle entre amis ou qu’on fait des blagues pas trĂšs drĂŽles - que c’est une jeune femme qui avait des visions, qui parlait Ă  Dieu et qui a Ă©tĂ© brĂ»lĂ©e par les Anglais pour hĂ©rĂ©sie. Ça, c’est la version courte et pas trĂšs flatteuse. Mais vous savez quoi ? J’ai une version plus longue, plus juste, et plus historique. Quelque chose d’intĂ©ressant pour vous dans cet Ă©pisode.

Installez-vous bien, prenez un cafĂ©, un thĂ©, un verre de vin si c’est l’heure de l’apĂ©ritif, et laissez-moi vous parler de Jeanne d’Arc


Jeanne d’Arc, dite La Pucelle ou La Pucelle d’OrlĂ©ans, est nĂ©e Ă  DomrĂ©my, en Lorraine, en 1412 (je ne suis pas certaine de son mois de naissance, j’ai trouvĂ© Janvier, mais je prĂ©fĂšre ne pas utiliser une date alors que l’histoire la dit « incertaine Â», donc elle est nĂ©e en 1412, c’est tout). Jeanne vient d’une famille de paysans plutĂŽt aisĂ©e, son pĂšre s’appelle Jacques d’Arc et sa mĂšre s’appelait Isabelle de Vouthon, mais on la surnommait ‘‘RomĂ©e’’. Jeanne d’Arc est l’aĂźnĂ©e d'une famille de cinq enfants, Jeanne est trĂšs pieuse (comprenez trĂšs religieuse). Elle se rend souvent Ă  l'Ă©glise pour prier. Alors qu'elle a 18 ans, elle raconte entendre des voix de Saints et d'Archanges depuis l'Ăąge de 13 ans. Elle aurait eu une apparition de Saint Michel sous l'apparence d'un chevalier, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine. Ces voix lui soufflent d'aller rencontrer le dauphin Charles (futur Charles VII), alors Ă©vincĂ© de la succession au trĂŽne de France par son rival le roi d'Angleterre. Les voix sont insistantes et lui disent de libĂ©rer la France des Anglais et de faire sacrer le dauphin Ă  Reims.

Pourquoi libĂ©rer la France des Anglais ? Parce que Jeanne est apparue pendant la guerre de cent ans, guerre qui a opposĂ© le royaume de France et d’Angleterre. Je vous rappelle qu’elle est nĂ©e au 15Ăšme siĂšcle, en 1412. Donc en plein Moyen-Âge.

Il faut comprendre qu’avant la venue de Jeanne Ă  Chinon (en 1429) la moitiĂ© de la France est sous domination Anglaise ou Bourguignonne. Le prĂ©cĂ©dent roi de France, Charles VI, suite Ă  ses accĂšs de folie, a dĂ©laissĂ© le lit de la reine Isabeau de BaviĂšre, sa femme. Donc, ils n’ont plus de relation ensemble, de relations physiques. Il se dit donc qu’il est impossible que son fils soit le sien, son fils Charles VII, et qu'il est probablement le fils du duc d'OrlĂ©ans, le frĂšre cadet du roi, donc un fils illĂ©gitime.

La folie intermittente de Charles VI a, par ailleurs, entraĂźnĂ© une grande faiblesse du royaume. Les princes de la famille royale se sont disputĂ©s le pouvoir. Les Anglais en ont profitĂ© pour envahir la France. L'armĂ©e royale Française a Ă©tĂ© Ă©crasĂ©e, en 1415, Ă  la bataille d'Azincourt, et en 1420, la reine Isabeau est obligĂ©e de signer le traitĂ© de Troyes, qui dĂ©clare qu'Ă  la mort de Charles VI, le royaume de France reviendra, non pas Ă  son fils le dauphin Charles (futur Charles VII), mais Ă  son gendre Henri V d'Angleterre, puis au fils de celui-ci. En clair, le traitĂ© de Troyes signĂ© par la reine Isabeau dĂ©shĂ©rite le dauphin Charles. Heureusement pour lui, quand Henri V et Charles VI meurent Ă  quelques semaines d'intervalle en 1422, Henri VI d’Angleterre n'a encore qu'un an, il est beaucoup trop jeune pour ĂȘtre sacrĂ© roi. Mais de son cĂŽtĂ©, le dauphin Charles (Charles VII, suivez bien) il est dans l'impossibilitĂ© de se rendre Ă  Reims, la ville oĂč sont sacrĂ©s tous les rois de France, car toute la rĂ©gion est envahie par les Anglais. Et on sait aussi que la lĂ©gitimitĂ© de sa filiation est contestĂ©e. Donc il est considĂ©rĂ© illĂ©gitime inapte Ă  devenir Roi de France. LĂ  je parle de Charles VII. Notez-bien que les ’’Charles’’ ce sont les Français, et les ‘’Henri’’, ce sont les Anglais. En gĂ©nĂ©ral, Henri pour un roi c’est souvent en Angleterre, c’est comme ça qu’on peut se repĂ©rer, et Charles, c’est souvent en France.

Et c’est lĂ  que Jeanne d’Arc entre en scĂšne. C’est grĂące Ă  cette jeune fermiĂšre qui entend des voix angĂ©liques depuis l’ñge de 13 ans que le dauphin Charles va devenir le futur Charles VII, roi de France.

MalgrĂ© les rĂ©ticences de sa famille, Jeanne qui entend des voix qui disant clairement : de chasser les Anglais hors de France, quitte la Lorraine, traverse une partie de la France et rencontre Charles Ă  Chinon, le 25 fĂ©vrier 1429. Par sa timiditĂ©, sa foi, son assurance et l'enthousiasme qu'elle soulĂšve dans le peuple, elle dissipe les hĂ©sitations du dauphin et de son entourage. Charles accepte de la laisser rejoindre OrlĂ©ans pour y briser le siĂšge des Anglais. Son arrivĂ©e dans la ville redonne courage aux OrlĂ©anais et redonne confiance aux soldats Français qui sont Ă©puisĂ©s. Est-ce que vous pouvez imaginer qu’à cette Ă©poque, en 1429, Jeanne elle doit avoir peut-ĂȘtre 16 ans, 16 ans et demi, et elle va quand mĂȘme, elle va rencontrer le dauphin, c’est pas n’importe qui, c’est pas un fermier dans un village c’est le futur roi de France, c’est un homme, il est jugĂ© illĂ©gitime, certes, mais c’est quand mĂȘme la royautĂ©. Elle va quand mĂȘme rĂ©ussir Ă  la rencontrer, Ă  le motiver, Ă  le convaincre et il va la suivre. Le futur roi de France qui a du mal Ă  accĂ©der au trĂŽne et qui finalement, finit par douter de sa lĂ©gitimitĂ©, va Ă©couter une femme qui n’est mĂȘme pas majeure, si elle a 16 ans Ă  cette Ă©poque-lĂ , et il va lui faire confiance et elle va le guider. Je pense que c’est pas tous les jours qu’on voit ça dans l’histoire. Surtout qu’il s’agit d’une femme et qu’à cette Ă©poque, les avis des femmes n’étaient pas Ă©coutĂ©s et les conseils pas n’étaient pas nĂ©cessairement suivis. De plus elle fait partie du peuple. Certes, ses parents sont aisĂ©s mais elle ne fait pas partie de la noblesse ou de la royautĂ© c’est une fille de paysan c’est une simple fermiĂšre.

L'action de Jeanne va tout changer. La victoire Ă  OrlĂ©ans brise l'impression que les Anglais sont invincibles. Elle parvient Ă  conduire Charles VII Ă  travers des territoires ennemis. Le sacre Ă  Reims en Juillet 1429 fait comprendre Ă  la population Française que les terres occupĂ©es par les Anglais, ne leur appartiennent pas et qu’ils ne sont pas invincibles. Le peuple Français comprend que le vrai roi de France est, non pas Henri VI d’Angleterre, mais Charles VII de France. Que Charles a Ă©tĂ© choisi et sacrĂ© par Dieu. Ce changement d'Ă©tat d'esprit va permettre aux Français de reconquĂ©rir, en moins de 25 ans, la totalitĂ© du royaume (exceptĂ© Calais) et de terminer victorieusement, en 1453, la guerre de Cent Ans, puisque le nouveau roi a dĂ©sormais le soutien du peuple.

AprĂšs cet important succĂšs - rĂ©ussir Ă  combattre les anglais et amener Charles VII jusqu’à OrlĂ©ans - Jeanne convainc le dauphin Charles de se faire sacrer roi Ă  Reims, ville oĂč traditionnellement les rois de France sont sacrĂ©s (donc comprenez ‘’couronnĂ©s’’) depuis des siĂšcles, mais qui, Ă  l'Ă©poque, Ă©tait situĂ©e en plein territoire contrĂŽlĂ© par l'ennemi (les Anglais). La libĂ©ration d'OrlĂ©ans a rendu de la lĂ©gitimitĂ© Ă  la cause du dauphin, et de la confiance Ă  ses partisans ; les villes (pourtant sous domination Anglo-Bourguignonne), que traversent Jeanne, le dauphin et son escorte, leur ouvrent leurs portes. Et Charles VII est sacrĂ© Ă  Reims, le 17 Juillet 1429.

Il n’y a pas que cette victoire non plus pour Jeanne. Elle a, certes, battu les Anglais Ă  OrlĂ©ans et a accĂ©dĂ© Ă  Reims avec le roi, enfin, le dauphin qui est devenu roi grĂące Ă  son intervention et son courage, elle a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  le convaincre d’aller jusque lĂ -bas pour se faire couronner et rĂ©cupĂ©rer son royaume, ce qui lui appartenait de droit divin, de droit filial, mais en plus, elle a aussi vaincu les anglais Ă  Patay.

AprĂšs ça, Jeanne continue la guerre. Rien ne l’arrĂȘte. Elle Ă©choue Ă  reprendre Paris, tenu par les partisans du duc de Bourgogne. Malheureusement, l'annĂ©e suivante, donc le 23 Mai 1430, Jeanne est capturĂ©e par les Bourguignons Ă  CompiĂšgne, puis vendue aux Anglais qui, finalement, la condamnent au bĂ»cher car elle est accusĂ©e de sorcellerie. Ça je vais dire c’est trĂšs classique pour l’époque. Autant les Français voient en Jeanne l’incarnation de la volontĂ© divine, autant les anglais voient en elle une pĂ©cheresse dĂ©vouĂ©e au diable. Elle est accusĂ©e de sorcellerie, donc d’hĂ©rĂ©sie car elle entend des voix, mais ils ne peuvent pas vraiment l’accuser de beaucoup de choses, elle n’a pas pratiquĂ© activement la sorcellerie ou la magie noire. Elle n’a pas fait de rituel, elle n’a possĂ©dĂ© personne. Elle est accusĂ©e cependant d’avoir portĂ© des habits d’homme (donc elle est accusĂ©e d’avoir portĂ© des habits masculins) et elle est accusĂ©e d’avoir quittĂ© ses parents sans leur autorisation. Jeanne est effrayĂ©e par ses juges – imaginez, vous avez quoi ? 19 ans, et vous ĂȘtes entourĂ©e, au moyen-Ăąge, d’hommes et de religieux qui vous pointent du doigt et vous accusent. Vous ĂȘtes seule
 Jeanne signe l'adjuration de ses pĂ©chĂ©s : c’est-Ă -dire qu’elle reconnaĂźt qu'elle a eu tort de s'habiller en homme et de faire la guerre comme un homme. Mais, de retour en prison dans sa cellule, elle remet son pantalon, ses vĂȘtements masculins, et est accusĂ©e de relapse (relapse, en anglais c’est quand on commet plusieurs fois les mĂȘmes erreurs et qu’on n’a pas compris de ses erreurs). En français on dirait qu’elle est accusĂ©e de « rĂ©cidive Â». Elle aurait expliquĂ© qu’elle avait revĂȘtit son armure en prison (donc un pantalon comme les hommes) pour se protĂ©ger des soldats et probablement pour Ă©viter d’ĂȘtre harcelĂ©e ou agressĂ©e physiquement, vous me comprenez, et ce sont toutes ces choses accumulĂ©es qui malheureusement ont raison de son sort. Donc quand les Anglais voient qu’elle se rhabille en homme aprĂšs avoir signĂ© un papier avouant ses fautes et disant qu’elle avait eu tort de s’habiller en pantalon, elle remet son pantalon. Et lĂ , c’est la fin. Pour les Anglais, elle a trahi sa parole. C’est-Ă -dire qu’elle ne peut pas lutter contre l’église, le jugement, la peur de ses ennemis, la haine et le fait que c’était une femme et qu’à cette Ă©poque, on ne faisait pas ce qu’elle a fait, parce que ça voulait dire qu’on Ă©tait possĂ©dĂ©e par le dĂ©mon, folle, hĂ©rĂ©tique, etc
 Bref, de toute façon elle n’aurait pas pu s’en sortir. Donc, c’est le coup de grĂące, et les anglais dĂ©cident de la condamner Ă  mort.

Suite Ă  ce procĂšs, et Ă  sa derniĂšre action en prison avec son pantalon, Jeanne est brĂ»lĂ©e vive sur la place du Vieux-MarchĂ© Ă  Rouen, en prĂ©sence de ses juges et de tout un public. C’est l'Ă©vĂȘque Pierre Cauchon  qui a dĂ©cidĂ© de son sort. A l’époque, on brĂ»lait les hĂ©rĂ©tiques normalement, c’est-Ă -dire tous ceux qui s’opposaient Ă  la foi chrĂ©tienne, donc JĂ©sus, la Bible
 Donc, elle a Ă©tĂ© brĂ»lĂ©e pour hĂ©rĂ©sie c’est-Ă -dire sorcellerie, hĂ©rĂ©sie, magie noire, normalement, on vous brĂ»lait Ă  l’époque pour expier les pĂ©chĂ©s, faire sortir les dĂ©mons parce qu’il n’y avait que le feu qui pouvait purifier. Donc je pense que la principale cause de - pas de son arrestation mais de sa mort c’était le bucher donc purification par le feu, purification totale, donc sorcellerie parce que la premiĂšre chose dont elle Ă©tait accusĂ©e c’était d’entendre des voix, donc sorcellerie, hĂ©rĂ©sie, etc.

AprĂšs sa mort, Jeanne d'Arc est rejugĂ©e (donc Ă  titre posthume) Ă  la demande de sa mĂšre (d’ailleurs, pendant son interrogatoire en 1430, Jeanne avait donnĂ© le nom de famille de sa mĂšre quand elle s’est prĂ©sentĂ©e, selon la coutume de son pays Ă  cette Ă©poque, donc la coutume Française). Ce second procĂšs aboutit Ă  la rĂ©habilitation de Jeanne et de toute sa famille. Le jugement est prononcĂ© le 7 juillet 1456 et il dĂ©clare le premier procĂšs et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet Â». Imaginez quand mĂȘme : le premier procĂšs Ă©tait en 1430, lĂ , on est en 1456, donc 26 ans plus tard. Imaginez devoir attendre 26 ans pour que votre fille soit jugĂ©e non coupable, mais le mal est fait : Jeanne n’était plus. Jeanne Ă©tait partie, elle Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©e, c’était terminĂ©.

Jeanne est bĂ©atifiĂ©e en 1909 puis canonisĂ©e en 1920 par l'Église catholique. Jeanne d'Arc reste une figure emblĂ©matique de la France et sa protection est souvent invoquĂ©e par ceux qui pensent le pays menacĂ©. Encore maintenant, la ville d'OrlĂ©ans cĂ©lĂšbre tous les ans sa libĂ©ration en organisant les fĂȘtes de Jeanne d'Arc, dites « FĂȘtes Johanniques Â», vers fin Avril-dĂ©but Mai. En Lorraine, vous pouvez visiter sa maison Ă  DomrĂ©my. Et il existe un musĂ©e Jeanne d’Arc Ă  OrlĂ©ans si par hasard, ça vous intĂ©resse.

Pour revenir Ă  son surnom, « la pucelle d’OrlĂ©ans Â», Ă  l’époque en vieux français, c’était une façon commune d’appeler une jeune fille. La pucelle. De nos jours, notamment en 2026, ça fait rĂ©fĂ©rence Ă  une femme qui n’a pas encore connu d’intimitĂ© physique, avec une autre personne, donc attention, n’utilisez pas ça pour dĂ©signer une jeune femme de nos jours, ça risque d’avoir une connotation nĂ©gative ou pas forcĂ©ment trĂšs sympa.

Concernant le roi qu’elle a aidĂ© Ă  ĂȘtre sacrĂ©, vous vous demandez peut-ĂȘtre pourquoi il n’a pas agi en sa faveur, puisqu’il Ă©tait roi et avait du pouvoir, pour la sauver et l’empĂȘcher d’ĂȘtre brĂ»lĂ©e Ă  seulement 19 ans ? Il y a plusieurs raisons, financiĂšres, politiques et diplomatiques.  Jeanne d'Arc avait Ă©tĂ© vendue aux Anglais pour une grosse somme. Le roi n'avait pas les fonds nĂ©cessaires de maniĂšre immĂ©diate. Sa trĂ©sorerie n’était pas extensible. ReconnaĂźtre et racheter Jeanne aurait signifiĂ© que le roi soutenait une femme jugĂ©e pour hĂ©rĂ©sie par l'Église. Cela risquait de donner raison aux Anglais qui prĂ©tendaient que Charles VII tenait son pouvoir du diable et d'une sorciĂšre.  Et enfin, Charles VII cherchait Ă  nĂ©gocier et Ă  asseoir son pouvoir par la voie diplomatique. Une action militaire agressive ou un compromis direct pour la sauver ce serait avĂ©rĂ© presque impossible face Ă  la puissance Anglaise de l'Ă©poque.

De nos jours, je sais, on dirait qu’il Ă©tait hypocrite, opportuniste et absolument pas fĂ©ministe, mysogine au possible, ça me fait penser Ă  la famille de Marie-Antoinette, qui n’a rien tentĂ© pour la rĂ©cupĂ©rer avant sa dĂ©capitation. Maintenant en 2026 notre perception serait totalement diffĂ©rente bien sĂ»r. En parlant de Marie Antoinette, j’ai fait un Ă©pisode dans la saison 1 de ce podcast - si ça vous intĂ©resse
 - mais je pense que tout ça, ça a jouĂ© en la dĂ©faveur de Jeanne, la pauvre, aprĂšs sur le plan personnel, je n’ai aucune idĂ©e de ce que pensait le roi. Était-il effectivement, hypocrite ? S’était-il finalement bien servi d’elle ? Pensait-il davantage Ă  sa rĂ©putation qu’à sauver une fervente admiratrice de la royautĂ© qui en plus, s’est battue pour lui
 ? Je ne sais pas. A-t-il regrettĂ© de n’avoir rien fait pour l’aider ? Peut-ĂȘtre. On ne peut pas savoir ce qu’il avait dans la tĂȘte, malheureusement. L’histoire nous donne toujours beaucoup de thĂ©ories basĂ©es sur des lettres Ă©changĂ©es, des faits, des suppositions aussi sur le caractĂšre des personnages historiques, ou la façon dont ils percevaient les choses, mais au final, si on n’était pas avec eux, dans leur tĂȘte, dans le cercle proche
 c’est presque impossible au final de deviner qui pensait quoi. Charles VII voulait la paix avec les bourguignons qui Ă©taient alliĂ©s des Anglais et il prĂ©fĂ©rait privilĂ©gier les pourparlers plutĂŽt que la guerre. Alors oui, peut-ĂȘtre qu’il a prĂ©fĂ©rĂ© sacrifier une femme dite folle et possĂ©dĂ©e.

VoilĂ  pour cet Ă©pisode, je vous remercie de m’avoir Ă©coutĂ©e, j’espĂšre qu’il a Ă©tĂ© utile, apprĂ©ciable, agrĂ©able, j’espĂšre que peut ĂȘtre vous avez appris un petit peu plus de choses sur cette partie de l’histoire et sur Jeanne d’Arc, j’ai fait des recherches bien sĂ»r, sur elle, je ne suis pas historienne je suis juste professeure de français mais dans ces Ă©pisodes j’essaie de vous apporter le plus de prĂ©cisions possibles sur la culture, sur l’histoire, sur la langue française, etc.

Je vous remercie d’avoir Ă©coutĂ© cet Ă©pisode, d’ĂȘtre restĂ©e avec moi jusqu’à la fin, je vous souhaite une trĂšs bonne semaine et je vous retrouverai la semaine prochaine dans un nouvel Ă©pisode dans cette Ă©mission, dan ce podcast Apprends et Parle. C’était Amandine, votre animatrice et professeure de français en ligne. Vous pouvez visiter mon site internet si vous recherchez des cours de français en ligne, des cours privĂ©s avec moi, ou si vous souhaitez rejoindre mon club de lecture en ligne, tout le monde est le ou la bienvenue. Merci beaucoup tout le monde, au revoir

OUTRO :Merci d'avoir écouté ce podcast. N'oubliez pas que vous pouvez me retrouver sur Instagram et YouTube pour plus de contenu sur le Français et visiter mon site internet : apprendsetparle.com pour retrouver mes lecons en ligne, mes livres, mes articles et plus encore. Un grand merci et à trÚs bientÎt à tous sur Apprends et Parle !